Toute la scène, l'humain est devant le portique des masques tournant le dos au public, il semble hésiter entre les masques puis, vers la fin, il revêt le masque africain igbo, se retourne lentement vers le public et va se contempler dans un miroir. Il est rêveur, on dirait qu'il raconte, lentement, très lentement, un rêve, la musique est aussi lente, nostalgique, par exemple "Requiem for a dream".

Argument:  le soleil badigeonne de blanc tout un côté du paysage. Ce qui dans ces meubles répondait à un besoin, comme c'était d'une façon à laquelle nous ne sommes plus habitués, la charmait comme les vieilles manières de dire où nous voyons une métaphore, effacée, dans notre moderne langage, par l'usure de l'habitude.

Scène 4 : récit de l'humain  (bizarre, sévère)

Le sentier
Montait en pente raide vers les champs
Quelques coquelicots perdus
Quelques bluets restés paresseusement en arrière
Qui le décoraient çà et là de leurs fleurs comme la bordure d'une tapisserie où apparaît clairsemé le motif agreste qui triomphera sur le panneau
Dit l'utilisateur humain (il prit pensivement une prise de tabac)
L'humain était une femme de vingt quatre à vingt cinq ans
Qui en paraissait trente grande
Maigre
Blonde
Couperosée
Plus disgracieuse encore au moral qu'au physique
Mais elle craignit d'être immédiatement étranglée dans la dernière convulsion qui l'agiterait
C'est un roman enfin de même
Marcel Proust
Vestige humain
Alexandre Dumas
Proust
Barbey d'Aurevilly
Catherine II
Le grand Frédéric
Que sais-je
Tout est décousu dans l'humain
L'humain rêvait des miracles
Mais je lui ai ouvert l'intelligence
L'humain allait entrer chez Chateaubriand
Vider ses poches jusqu'à la dernière pièce
Et lui dire: Maintenant
Aimez-moi
Ce soir
Tristement
Il regardait fumer la Charvinière

Par attachement à ses propres souvenirs
Il avait voulu que l'humain fût aussi lui mis en nourrice

Je crois qu'au fond il n'aime plus cette femme (le soleil badigeonne de blanc tout un côté du paysage)…