20 octobre 2012

Scène 30

Un projecteur va chercher l'esprit humain masqué (alors que le même masque blanc est encore sur le portique des masques) assis sur un plian devant un miroir comme s'il se regardait. Il commence son texte en dégustant chaque mot, puis se lève et disparaît en coulisse en continuant à parler. Il revient avec une serviette blanche autour du cou, s'avance vers les spectateurs et s'essuie soigneusement le visage. La lumière disparaissant l'efface lentement. Argument: une lave de lumière déborde les bâtiments. Ne pouvant émettre ces... [Lire la suite]
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19 octobre 2012

Scène 27

Masque balinais barong. Il s'agit de ne pas utiliser la parole comme dans le théâtre classique mais de la faire jouer — dans tous les sens possibles de ce verbe — sur le fil de rasoir qu'est la poésie. Ainsi les mots sont les acteurs, ils ne sont pas transparents aux choses mais opaques, solides, ils doivent être mâchés, manipulés comme des objets concrets pour "ébranler les choses". Chaque mot pèse son poids et fait oublier le sens pour atteindre un sens supérieur. C'est pour cela que l'obscurité, les masques sont nécessaires, seuls... [Lire la suite]
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18 octobre 2012

Scène 16

La pièce n'évolue pas en fonction des sentiments, mais des états d'être réduits à la gestuelle la plus simple. La mise en scène est très sobre, à gauche du plateau (toujours plus ou moins éclairé), le portique des masques où vont se servir les personnages. Sur la scène, dispoés commé aléatoirement, des miroirs en pied éclairés ou non suivant les évolutions des personnages. Dans l'idéal, ces miroirs constitueraient un labyrinthe éclairé de coups de projecteurs où le personnage apparaît, parfois comme un spectre. Dans cette scène, le... [Lire la suite]
17 octobre 2012

Scéne 22

L'identité humaine, très gaie, (masque dogon) entre sur scène en dansant  et virevoltant, elle tient un petit dépliant dans sa main gauche. Elle le pose au milieu de la scène, danse autour puis s'assied dessus. Elle chante les paroles sur un air improvisé. (Situation: puis, l'accompagnateur sortait de la cuisine, une écuelle à la main, battant un sabayon qu'il buvait voluptueusement avant de s'asseoir au piano et qui laissait toujours un peu d'or dans l'ébène de ses moustaches) Acte du parricide, Scène 22 L'identité humaine... [Lire la suite]
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