Pendant cette scène on ne voit pas vraiment le cœur humain, on l'aperçoit vaguement éclairé en fond de scène. il est assis en position de lotus, semble pris dans un songe intérieur, presque absent. Le texte est dit comme un dialogue, une partie par l'acteur en scène, une autre en voix off par une machine. Les deux peuvent aussi, par moments se reprendre en écho. Pas de musique ici, le silence d'abord, à la limité du pesant, puis la parole, puis le silence avant disparition lente de la lumière.

Argument:  de lourds nuages dorés, aux bords déchiquetés accourent de l'ouest en vitesse. Ne prononcez jamais cette phrase devant moi !

Scène 14 : narration du coeur humain  (Ils s'entretiennent à part, introverti)

Le coeur humain
Furieux contre lui-même
Eût éprouvé un amer plaisir à se rapprocher du coeur humain en s'éclaboussant ainsi
En éclaboussant les siens
Vivants ou morts
De fange bourgeoise remuée
Le coeur humain est la seule réalité
Considérer…
Le coeur humain n'est plus irrité
Ce nom, qui semblait répondre aux craintes de M…

Pour lire son livre
Le docteur de Laredo faisait attendre ses malades
Il y a, entre toutes les péripéties que révèle le coeur humain, des dépendances étonnantes

Actuellement
Deux routes militaires le prenaient en croix
Percées sur l'ordre prévoyant de l'identité humaine

Le coeur humain se plonge dans une méditation que craint de troubler d'un seul mouvement son valet de chambre émerveillé, et dont il attend avec curiosité le résultat, toujours identique (de lourds nuages jaunes accourent de l'ouest en vitesse)…