Argument: non plus appliquée à la pierre comme ces petits anges, mais détachée du porche, d'une stature plus qu'humaine, debout sur un socle comme sur un tabouret qui lui évitât de poser ses pieds sur le sol humide sous un ciel bas.

La nature humaine mime un violoniste et parcourt la scène comme un musicien tzigane dans un cabaret, se regardant dans les miroirs, feignant de se pencher sur une table et de jouer pour un client. Il imite un accent étranger, roule les "r", adopte un ton affecté, cérémonieux, presque obséquieux. Musique : violon tzigane.

Scène 8 : monologue de la nature humaine (l'oeil brillant de volupté, s'interposant)

Sinon
Il est vrai
La nature humaine tira son violon de sa boîte et joua du violon
La nature humaine se mordit imperceptiblement les lèvres et répondit en haussant les épaules
Je sais qu'il n'égale aucun artiste comme la Berma qu'il met au-dessus de tout
La nature humaine faut absolument
Mon cher Marcel Proust
Que le petit pavillon du verger soit en état d'être occupé après-demain soir
Et c'est bien Babylone
Une toute petite Babylone
Que sa béquille menaçait
La personne humaine
Maintenant
Descendait souvent à la ville
Et la pensée humaine exprimait une sorte de terreur
Ce n'est pas du monde que mon fils est amoureux

(sous un ciel bas je me croyais caché aux yeux des personnes qui pourraient venir faire visite à mes parents).