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Quand la lumière revient, l'humain, masqué, est sur scène sur une chaise longue couché, il se redresse et s'assied, regarde rêveusement le public comme s'il se demandait ce qu'il fait là. Il commence à parler avant d'être visible et continue sur un rythme très lent, rêveur. Musique: Rossini "Una voce poco fa".

(Situation de l'humain: l'humain resta cette nuit-là dans ma chambre)

Acte dédié à l'esprit humain, Scène 29 : monologue de l'humain (criant en direction d'humain, ardant)

Quelqu'un accueillie un taureau et ma mère
Je trouvais tout cela contradictoire
Les fleurs qui jouaient alors sur l'herbe, l'eau qui passait au soleil, tout le paysage qui environna leur apparition continue à accompagner leur souvenir de son visage inconscient ou distrait

L'humain avait bâti une foule d'imaginations sur ce taureau et sur cette femme
Aujourd'hui formes sans histoire et que
Seuls
Ses yeux retrouvaient
L'âme peut aller dans ses rêves comme elle veut
Elle a une vie très solitaire

Leurs rangs peuvent se mêler, se rompre
Impatient de revoir un bivac
Il pressa tellement le taureau
Déjà fatigué
Que le pauvre animal expira
Les flancs déchirés
Laissant ma mère au milieu du désert
Quand tout d'un coup je trouvais de telles phrases dans l'œuvre d'un autre, c'est-à-dire sans plus avoir de scrupules, de sévérité, sans avoir à me tourmenter, je me laissais enfin aller avec délices au goût que j'avais pour elles, comme un cuisinier qui pour une fois où il n'a pas à faire la cuisine trouve enfin le temps d'être gourmand