13 janvier 2013

Scène 30

L'esprit humain est suivi par le faisceau d'un projecteur. Il avance, s'arrête pour réfléchir, parle, s'arrête, avance, etc. Il fait durer son texte sur la musique lente de la sonate pour violon en rémajeur de Guillaume Lekeu. Argument:  une lave de lumière déborde les bâtiments. Ne pouvant émettre ces regards volontaires, chargés d'une signification précise, qu'on adresse à quelqu'un qu'on connaît, mais seulement laisser ses pensées distraites s'échapper incessamment devant elle, elle ne voulait pas qu'il pût paraître dédaigner... [Lire la suite]
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11 janvier 2013

Scène 28

Le cœur humain entre sur un morceau de free jazz (par exemple Buddha Blues de Ornette Coleman). Il semble ivre, fait n'importe quoi, débite le texte comme une intervention sur la musique, sans essayer de respecter aucune syntaxe. À la fin, il se couche sur le sol et disparaît dans le noir. (Situation du coeur humain: mes parents du reste commençaient à lui trouver cette vieillesse anormale, excessive, honteuse et méritée des célibataires, de tous ceux pour qui il semble que le grand jour qui n'a pas de lendemain soit plus long que... [Lire la suite]
08 janvier 2013

Scène 6

La déjection humaine entre sur scène en dansant une danse sauvage. S'arrête, hurle une partie du texte, recommence à danser, etc. Il semble dément, s'agite en tous sens. Musique : tambours japonais. (Situation de l'humaine humiliation: cet amour pour une phrase musicale sembla un instant devoir amorcer chez de l'humaine humiliation la possibilité d'une sorte de rajeunissement) Acte dédié à la personne humaine, Scène 6 : harangue de l'humaine déjection (circonspecte, trouble) Dans cette atmosphère humide et douce s'épanouissent le... [Lire la suite]