21 octobre 2012

Scène 23

L'âme est écalirée alors qu'elle est face au portique des masques, elle semble hésiter puis prend le masque rouge chinois du général Guan Yu (opéra de Pékin), elle se retourne et fait des mouvements très lent de gymnastique chinoise calquant la diction du texte sur le rythme de sa respiration parfois une peu forcée. Argument:  un jour où les nuages galopent dans un ciel obscur. Je me disais… Scène 23: l'âme  (s'adressant à un vieux fauteuil placé dos au public, avec un sourire en coin de lèvres) Je ferraillais un peu dans... [Lire la suite]
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20 octobre 2012

Scène 30

Un projecteur va chercher l'esprit humain masqué (alors que le même masque blanc est encore sur le portique des masques) assis sur un plian devant un miroir comme s'il se regardait. Il commence son texte en dégustant chaque mot, puis se lève et disparaît en coulisse en continuant à parler. Il revient avec une serviette blanche autour du cou, s'avance vers les spectateurs et s'essuie soigneusement le visage. La lumière disparaissant l'efface lentement. Argument: une lave de lumière déborde les bâtiments. Ne pouvant émettre ces... [Lire la suite]
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19 octobre 2012

Scène 27

Masque balinais barong. Il s'agit de ne pas utiliser la parole comme dans le théâtre classique mais de la faire jouer — dans tous les sens possibles de ce verbe — sur le fil de rasoir qu'est la poésie. Ainsi les mots sont les acteurs, ils ne sont pas transparents aux choses mais opaques, solides, ils doivent être mâchés, manipulés comme des objets concrets pour "ébranler les choses". Chaque mot pèse son poids et fait oublier le sens pour atteindre un sens supérieur. C'est pour cela que l'obscurité, les masques sont nécessaires, seuls... [Lire la suite]
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18 octobre 2012

Scène 16

La pièce n'évolue pas en fonction des sentiments, mais des états d'être réduits à la gestuelle la plus simple. La mise en scène est très sobre, à gauche du plateau (toujours plus ou moins éclairé), le portique des masques où vont se servir les personnages. Sur la scène, dispoés commé aléatoirement, des miroirs en pied éclairés ou non suivant les évolutions des personnages. Dans l'idéal, ces miroirs constitueraient un labyrinthe éclairé de coups de projecteurs où le personnage apparaît, parfois comme un spectre. Dans cette scène, le... [Lire la suite]
17 octobre 2012

Scéne 22

L'identité humaine, très gaie, (masque dogon) entre sur scène en dansant  et virevoltant, elle tient un petit dépliant dans sa main gauche. Elle le pose au milieu de la scène, danse autour puis s'assied dessus. Elle chante les paroles sur un air improvisé. (Situation: puis, l'accompagnateur sortait de la cuisine, une écuelle à la main, battant un sabayon qu'il buvait voluptueusement avant de s'asseoir au piano et qui laissait toujours un peu d'or dans l'ébène de ses moustaches) Acte du parricide, Scène 22 L'identité humaine... [Lire la suite]
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12 octobre 2012

Scène 8

Suivre les indications scéniques de l'argument: la scène s'éclaire sur la nature humaine debout sur un socle, masque M'bunda du Congo. Elle semble inspirée par une puissance surnaturelle, très pontifiante, diction lente, solennelle. Pour le reste, tout est possible. (Argument: non plus appliquée à la pierre comme de petits anges, mais détachée du porche, d'une stature plus qu'humaine, debout sur un socle comme sur un tabouret qui lui évitât de poser ses pieds sur le sol humide sous un ciel bas. Scène 8 : monologue de la nature... [Lire la suite]
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11 octobre 2012

Scène 4

La scène s'éclaire sur la passion humaine de dos, devant le portique des masques. Elle prend un masque précolombien, le met, se retourne brusquement vers le public. Elle tient dans sa main droite un baton de sergent de ville, jette son texte au public comme une menace en marchant de long en large et faisant des moulinets avec son bâton. Elle se retire lentement et, en passant, pose son masque sur le portique des masques. (Situation de l'intelligence humaine: je n'ai jamais rien à faire, il fait un temps à ne pas mettre un sergent... [Lire la suite]
10 octobre 2012

Scène 7

Un canapé est sur un le côté droit de la scène. Lorsque s'affiche le commentaire d'ouverture, un projecteur éclaire le canapé sur lequel Unetelle est vautrée, elle porte un masque dogon do marka, tient un très long porte-cigarette avec une cigarette allumée, elle dit le poème comme si c'était un souvenir des plus agréables qu'elle tient à déguster lentement. (Situation d’unetelle: n'étant pas seulement dans l'église, si sainte, mais où nous avions le droit d'entrer, posées sur l'autel même, inséparables des mystères à la célébration... [Lire la suite]
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09 octobre 2012

Scène 21

L'attention humaine rentre lentement, cérémonieusement, en scène masquée (masque vénitien rouge dont elle tient le bâton dans sa main gauche). Elle s'avance tout au bord de la scène, toise le public longuement avant de parler pendant que s'affiche lentement le texte de présentation: c'est une star avec un comportement caricatural et une diction affectée de star. En sortant, elle accroche son masque au portique avec les autres. (Situation de la pensée humaine: neuf heures ! Il faut se préparer pour aller à la grand'messe si je veux... [Lire la suite]
08 octobre 2012

Scène 30

La scène est sans lumière. L'identité humaine parle dans le noir et quand la lumière revient progressivement, elle est allongée par terre comme sur une pelouse, rêveuse semblant parler à son sandwich. C'est un monologue intérieur plutôt nostalgique, très lent. Elle se lève sur la dernière ligne et s'en va dans le fond obscur de la scène. (Situation de l'identité humaine: l'identité humaine haussait les épaules et examinait le baromètre, car elle aimait la météorologie, pendant que ma mère, évitant de faire du bruit pour ne pas la... [Lire la suite]
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