21 mai 2013

Scène 20

(Situation de l'âme: l'âme avait précisément connu, ce qu'on n'aurait pu dire d'aucun de leurs amis actuels, la famille de ces âmes un jour où le vent qui se faufilepar l'entrebaîllement de la porte laisse dans la bouche comme un goût de cendre) Acte dédié à la maison humaine, Scène 20 : monologue de l'âme (un jour où le vent laisse dans la bouche comme un goût de cendre. Un très petit canapé occupe la scène avec une minuscule table de salon sur le côté, sur laquelle est posée un téléphone sans fil, l'âme prend place; musique: Emma... [Lire la suite]

15 mai 2013

Scène 24

(Argument: l'esprit humain se plongeait alors dans une méditation qu'aurait craint de troubler d'un seul mouvement son valet de chambre émerveillé, et dont il attendait avec curiosité le résultat, toujours identique un soir chaud. Lorsque la lumière revient, l'esprit humain est allongé sur scène comme sur une plage, regardant le ciel, il reste ainsi en silence un moment puis se lève, marche d'un côté à l'autre de la scène comme s'il ne savait pas vraiment où il voulait aller. Pendant ce temps, il parle, lentement, articulant bien... [Lire la suite]
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05 mai 2013

Scène 8

(Situation de l'âme: quand elle avait à faire à quelqu'un un cadeau, quand elle avait à donner un fauteuil, des couverts, une canne, elle les cherchait anciens, sous une chaleur lourde) L'âme humaine entre masquée par le fond de la scène, elle a un pas traînant, semble désabusée, accablée, elle avance lentement en se regardant dans tous les miroirs, fait ainsi un tour de la scène et se retire par le côté gauche. Musique Kaija Saariahoo, Cendres. Acte dédié à l'humain, Scène 8 : sermon de l'âme (sous une chaleur lourde laide,... [Lire la suite]
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29 avril 2013

Scène 2

Le masque de l'identité humaine est posé sur un mannequin au centre de la scène. Les voix, voix de synrthèse de préférence, voix de femmes, semblent venir de plusieurs endroits de l'espace, le texte est dit en canons avec des effets d'échos comme s'il y avait du brouillage. Musique très lente, lointaine, venant du fond de la scène, Light de Tod Machover. Argument:  il fait très beau. Je me disais. Scène 2 : allocution de l'âme  (il fait très beau ; Voix off, jouisseuse) C'est à ce torrent d'harmonie tombant comme une... [Lire la suite]
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22 avril 2013

Scène 14

Argument:  il pleut. Je n'ai jamais rien à faire. L'humain parle de lui-même comme si c'était une personne autre, il semble rêveur, un peu désorienté, Il n'arrête pas de se coucher sur la scène puis de se relever, faire quelques pas, se coucher encore en changeant de position : sur le côté, sur le ventre, sur le dos, etc. Avant de quitter la scène, il se regarde dans un miroir et se salue. Musique : un blues de Robert Johnson. Scène 14 l'humain : (des yeux couleurs regard) L'humain aussi sentait qu'elle aurait aimé... [Lire la suite]
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18 avril 2013

Scène 21

Untel semble une personnalité double, tantôt il parle comme s'il s'adressait au public, tantôt comme s'il ne s'adressait qu'à lui-même, il se sert des miroirs comme de surfaces d'apparitions de ces divers personnages, il est un et multiple. Quand la lumière arrive, il est déjà sur scène où il se dépalce lentement sur "Un grand sommeil noir" d'Edgar Varèse (version pour orchestre) (Situation: mes parents m'ayant dit que quand j'irais pour la première fois au théâtre j'aurais à choisir entre deux pièces, cherchant à approfondir... [Lire la suite]
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15 avril 2013

Scène 5

Argument:  par un matin sans nuages. L'identité me pinçait le bras avec violence et disait d'une voix forte. Lidentité humaine est dans un récit épique comme si elle racontait une saga, donc voix forte, rythme souligné, ton mélodramatique, emphase presque d'orateur début du vingtième siècle. Musique, Pierre Schaeffer, Prospopée. Scène 5 : sermon de l'identité  (boudeuse, absurde) Il fallait Certes Qu'elle l'aimât Et l'aimât étrangement Pour faire ce qu'elle faisait Pour avoir tout planté là d'une existence... [Lire la suite]
11 avril 2013

Scène 7

(Situation de l'humain: après coup, il s'en amusait, car il y avait en lui, rachetée par de rares délicatesses, une certaine muflerie) L'humain est rêveur, amoureux, contemple des étoiles et une lune imaginaire, il adopte un ton lyrique, ampoulé comme s'il chantait un air d'opéra. Il ne chante pas pourtant mais sa voix est modulée à la limite du chant. Musique japonaise traditionnelle. Acte dédié à l'âme, Scène 7 : monologue de l'humain (inquiet, aux autres, de vastes yeux en amandes) Au nom du diable L'humain souffrait d'avoir... [Lire la suite]
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09 avril 2013

Scène 23

Revenant progressivement alors que le monologue et la musique (Kaija Saariaho, sept papillons) ont commencé, la lumière révèle une identité humaine allongée sur l'avant-scène, elle parle lentement, de façon rêveuse, elle semble perdue sur quelque nuage intime, elle semble aussi écouter la musique avec soin, ne parlant que par moments. (Situation de l'identité humaine: à Paris, dans un des quartiers les plus laids de la ville, je sais une fenêtre où on voit après un premier, un second et même un troisième plan fait des toits... [Lire la suite]
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08 avril 2013

Scène 24

L'instint humain entre sur scène comme un furieux, il semble chercher quelqu'un et ignore totalement le public comme s'il ne parlait qu'à lui-même. Quand il sort, il termine sa tirade en coulisses. Musique: Jonathan Harvey, Death of light. Argument:  une nuit où les étoiles paraissent proches (à portée de main). L'être  excita chez Proust une sympathie ardente que d'ailleurs l'humain ne révéla jamais à Marcel Proust. Scène 24 : aparté de l'instinct humain (expressif, souriant) L'instinct humain suivit l'identité avec ses... [Lire la suite]