14 février 2013

Scène 24

  L'innocence humaine entre portant son masque Malinké, elle est rêveuse, elle marche très lentement sur le plateau entre les miroirs comme si elle se promenait dans un parc écoutant les oiseaux, regardant et respirant les fleurs, elle baguenaude, dit son texte sur un air amoureux et inspiré comme si elle se rapellait des moments merveilleux. Musique Clément Janequin, le chant des oiseaux. (Situation de la séduction humaine: les femmes qui prétendent ne juger un homme que sur son physique, voient en ce physique l'émanation... [Lire la suite]

13 février 2013

Scène 13

La nature humaine est en plein délire. Elle est calme mais, ne sait pas vraiment ce qu'elle dit, ses gestes sont incohérent, son débit haché, on ne sait trop si elle rêve, se raconte une histoire ou tourne dans sa tête quelque chose comme des mirages. Ses paroles s'entrecoupent avec la chanson "Les larmes de la vie" au point qu'elles semblent parfois venir de son propre texte. Argument: une nuit où les étoiles semblent proches(à portée de main). Chateaubriand frémit et se lève. Scène 13 : plaidoyer de la nature humaine (une nuit... [Lire la suite]
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07 février 2013

Scène 7

Ce récit est dit en voix off dans les hauts parleurs, sur scène, il y a seulement un personnage dont on ne voit pas le visage qui vient devant le portique des masques, les regarde, en essaie plusieurs sans en mettre aucun, hésite, part, revient, effectue plusieurs fois le même manège avant de disparaître en coulisses. Musique : visages de Luciano Berio. Argument:  le soleil s'approche du clocher de l'indispensable église. L'instinct humain ne voulait pas troubler leur plaisir mais regardait ma grand'mère en fredonnant. Scène... [Lire la suite]
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04 février 2013

Scène 6

La niaiserie humaine rentre sur scène en zigzaguant, comme ivre, elle a la bouche pâteuse, bute sur ses phrases et ses mots, regarde le plafond, titube, etc… Son ivresse n'est pas joyeuse mais à la limite du désespoir. La musique est répétitive et maladroite, par exemple celle-ci. Argument:  au début d'une après-midi d'un jour presque printanier. L'humaine niaiserie discutait sérieusement sans s'apercevoir que vous me faisiez monter à l'arbre. Scène 6 l'humaine niaiserie  (au début d'une après-midi d'une journée presque... [Lire la suite]
31 janvier 2013

Scène 11

L'humain est face au portique des masques, prend le masque africain Igbo, se retourne et tout en marchant lentement vers la salle, l'ajuste comme s'il le gênait. Il raconte une histoire au public d'un air très sérieux: cette histoire est très importante et il faut que le public en ait conscience, c'est presque un récit fondateur. Musique d'Edgar Varèse, Un grand soleil noir. Argument:  le jour où personne humaine s'est mariée. L'humain, qu'est-ce que l'on me disait qu'il y a un artiste qui a installé son chevalet dans votre... [Lire la suite]
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29 janvier 2013

Scène 23

L'âme s'adresse à un vieux fauteuil placé dos au public qu'elle ignore, en fond de salle et qui est éclairé par un projecteur. On dirait qu'elle est seule, parle très doucement, à la limite de l'audible, diction très lente, très intériorisée. Musique de méditation vaguement chinoise. Argument: un jour où les nuages galopent dans un ciel obscur. Je me disais. Scène 23 l'âme (s'adressant à un vieux fauteuil placé dos au public, avec un sourire en coin de lèvres) Je ferraillais un peu dans ce temps Comme tout ce monde dont j'étais... [Lire la suite]
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25 janvier 2013

Scène 8

Argument: non plus appliquée à la pierre comme ces petits anges, mais détachée du porche, d'une stature plus qu'humaine, debout sur un socle comme sur un tabouret qui lui évitât de poser ses pieds sur le sol humide sous un ciel bas. La nature humaine mime un violoniste et parcourt la scène comme un musicien tzigane dans un cabaret, se regardant dans les miroirs, feignant de se pencher sur une table et de jouer pour un client. Il imite un accent étranger, roule les "r", adopte un ton affecté, cérémonieux, presque obséquieux. Musique :... [Lire la suite]
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21 janvier 2013

Scène 19

L'instinct humain est un démon ricanant, il rentre en riant aux éclats suivi par un projecteur, se plante devant tous les miroirs et fractionne son texte en autant de pauses. Il se tord de rire, invective le public, se moque de lui, disparaît dans un lent évanouissement au noir. Musique, parodie d'opéra. (Situation de l'instinct humain: l'instinct humain souffrant de songer, au moment où l'âme passe si proche et pourtant à l'infini, que tandis qu'il s'adressait à eux, elle ne les connaissait pas, il regrettait presque qu'elle eût une... [Lire la suite]
17 janvier 2013

Scène 14

Pendant cette scène on ne voit pas vraiment le cœur humain, on l'aperçoit vaguement éclairé en fond de scène. il est assis en position de lotus, semble pris dans un songe intérieur, presque absent. Le texte est dit comme un dialogue, une partie par l'acteur en scène, une autre en voix off par une machine. Les deux peuvent aussi, par moments se reprendre en écho. Pas de musique ici, le silence d'abord, à la limité du pesant, puis la parole, puis le silence avant disparition lente de la lumière. Argument:  de lourds nuages dorés,... [Lire la suite]
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15 janvier 2013

Scène 5

La nature humaine marche de long en large, très excitée et débite le texte sur un rythme très rapide, très haché comme si elle ruminait quelque chose, elle parle plutôt fort. Musique de fanfare amateur (on peut conserver les bruits de foule). Argument: sous un ciel morose. Mille petits détails inutiles me donnaient, comme un livre où on s'émerveille de rencontrer le nom d'une personne de connaissance, le plaisir de comprendre que c'était bien des tiges de vrais tilleuls, comme ceux que je voyais avenue de la Gare, modifiées,... [Lire la suite]
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