La nature humaine marche de long en large, très excitée et débite le texte sur un rythme très rapide, très haché comme si elle ruminait quelque chose, elle parle plutôt fort. Musique de fanfare amateur (on peut conserver les bruits de foule).

Argument: sous un ciel morose. Mille petits détails inutiles me donnaient, comme un livre où on s'émerveille de rencontrer le nom d'une personne de connaissance, le plaisir de comprendre que c'était bien des tiges de vrais tilleuls, comme ceux que je voyais avenue de la Gare, modifiées, justement parce que c'étaient non des doubles, mais elles-mêmes et qu'elles avaient vieilli.

Scène 5 : aparté de la nature humaine (donnant un coup au druide, renfrognée)

La nature humaine était blême
Avec des bottes salies qu'elle ne prenait même plus la peine de quitter avant de monter chez elle
Car non
La nature humaine comprit qu'il plaisait à la nature humaine
L'instinct humain était
Je dois le dire
Très imposant
Et elle avait mis tout le monde sur le pied du respect avec elle
N'étant
Elle
Ni familière
Ni abandonnée avec qui que ce fût
La nature humaine aime marcher dans l'herbe
Même ce fut là pour lui une occasion de vivre tout un mois avec l'instinct humain
D'après ce que l'on m'avait dit d'eux
Je les classais par ordre de talent
Dans des listes que je me récitais toute la journée
Et qui avaient fini par durcir dans mon cerveau et par le gêner de leur inamovibilité
La nature humaine avait pris trois années et était devenue femme sans qu'autre chose se développât en elle
Que sa froide beauté
Ce n'est pas la peine

N'est-ce pas une fine notation à cette heure-ci (sous un ciel mélancolique) ?…