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Poésie-Théâtre
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14 mars 2013

Scène 11

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Il fait très sombre, l'être, masqué entre sur scèhe simplement éclairé par une grande bougie, il fait plusieurs tours sur la scène comme s'il accomplissait un rite ou faisait une procession, il parle très lentement d'un ton très mélodramatique, il y a dans cette "cérémonie" quelque chose d'un enterrement, aspect souligné par la musique d'Arvo Part.

Argument:  il fait déjà sombre. Non je ne connais pas Proust, ne réveillez pas la grande douleur de ma vie.

Scène 11 : aparté de l'être  (de grands yeux une décoloration presque pénible de la pupille)

Mieux que partout ailleurs
Les sauterelles se plaisaient dans les ruines du clos des Pères
C'est vrai
Me dit-il
J'ai eu tort
Quatre personnes seulement
Car ni le père ni la mère ne se montrèrent
Accompagnaient son cercueil
À cinquante-quatre ans et demi
L'âme a encore de l'innocence
Une certaine capacité de fièvre.
Il faut que je sache où perchent ces richards qui veulent lâcher Jules Barbey d'Aurevilly aux trousses de l'âme
Dumas oublia pendant trois mois
Dix mois
Un an peut-être
Le cadavre du taratantaleo
Après une hésitation suprême
Mon oncle prononçait infailliblement ces mots

Nature humaine
Comme tous les enfants gâtés
Croyait aimer tendrement sa mère et affectait d'être bon fils
Bonne Vierge

(il fait déjà sombre, se donnant cette joie que nous éprouvons quand nous voyons de notre peintre préféré une œuvre qui diffère de celles que nous connaissions, ou bien si l'on nous mène devant un tableau dont nous n'avions vu jusque-là qu'une esquisse au crayon, si un morceau entendu seulement au piano nous apparaît ensuite revêtu des couleurs de l'orchestre, l'être m'appelant et me désignant la haie de Thiberzy, me dit…)

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