12 décembre 2012

Scène 13

(Situation de la tendresse humaine: n'osant pas trop tourner les yeux de son côté de peur d'avoir à lui parler, j'allai embrasser mon oncle) Acte dédié à l'être , Scène 13 : harangue de la tendresse humaine (encore plus fort, l'oeil noir d'enfer) La tendresse humaine commence à parler en coullisses sur un ton très décidé: elle raconte une histoire avec évidence. Elle vient tout droit vers le public, s'assied au bord de la scène et prend le public à témoin comme si celui-ci avait vécu ce qu'il rapporte puis, devant le manque de... [Lire la suite]

30 novembre 2012

Scène 3

Le cœur humain entre en scène derrière le portique des masques et met le masque aztèque de mort. Il ne dit rien, vient s'asseoir sur le devant de la scène en silence, regarde le public. Pas de musique. Une voix de synthèse féminine dit le texte, très lentement. Argument:  il pleut (un peu). Le coeur humain sans lui dire mon nom, ni me dire le sien, sans doute à cause des difficultés qu'il avait eues avec mon grand-père. Scène 3 : exposé du coeur humain  (sévère, des yeux  qui fixent avec franchise) Le coeur humain... [Lire la suite]
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17 novembre 2012

Scène 12

La nature humaine, masquée, arriven en rampant sur scène dans une lumière qui s'éclaire lentement mais reste toujours assez faible. Elle a du mal à parler comme si sa reptation l'essouflait, elle découpe le texte en fragments comme si elle mêlait plusieurs histoires qui remontaient dispersées dans sa mémoire. Elle n'a pas l'air sûre d'elle. À la fin, elle semble s'endormir sur scène. Le noir se fait. Musique indienne lente, par exemple au sitar . (Situation de la nature humaine: la nature humaine souffrant de songer, au moment... [Lire la suite]
15 novembre 2012

Scène 29

Le cœur humain est amoureux et cela se sent. Argument:  une journée où les pluies font appréhender des inondations. Si je l'avais acheté à le Nottingham, en l'apercevant devant l'épicerie d'Alphonse de Chateaubriand, trop distante de la maison pour que le cœur humain pût s'y fournir comme chez Paul Arène, retenu par des ficelles dans la mosaïque des brochures et des livraisons, c'est que je l'avais reconnu pour m'avoir été cité comme un ouvrage remarquable par le professeur ou le camarade qui me paraissait à cette époque détenir... [Lire la suite]
08 novembre 2012

Scène 4

Du fond de la scène entre doucement le mouvement humain se cachant le visage de ses mains tout en prononçant timidement le début du texte. Il va vers le portique des masques, revêt le masque lötschental, s'avance vers le devant de la scène et mime une scène érotique, ses gestes deviennent violents, obscènes, il invective le public et parle de plus en plus fort. Son texte dit, il s'enfuit en courant sans poser son masque sur le portique. Quand la lumière rteviendra, le masque aura regagné sa place. Musique de troubadours (A l'entrada... [Lire la suite]
05 novembre 2012

Scène 6

Commence à dire, très fort, en coullisses, traverse la scène très rapidement et finit son monologue en coulisse. L'éclairage est limite, on voit à peine passer l'esprit humain. Musique monophonique liturgique médiévale (cliquer pour un exemple) crescendo puis decrescendo accompagnant le mouvement de l'acteur. (Situation de l'esprit humain: mes parents du reste commençaient à trouver cette vieillesse anormale, excessive, honteuse et méritée des célibataires, de tous ceux pour qui il semble que le grand jour qui n'a pas de... [Lire la suite]
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25 octobre 2012

Scène 11

  L'être rentre par la gauche de la scène, il porte un masque eskimo d'Alaska (cf. ci-dessus). Il a l'air épuisé, marche péniblement, s'arrête souvent entre les mots comme pour souffler, ne regarde pas les spectateurs. Il met longtemps à finir son texte, puis courbé, comme accablé par le poids de ses paroles, il va accrocher son masque au portique des masques et disparaît. Argument:  il fait déjà sombre. Non je ne connais pas Proust, ne réveillez pas la grande douleur de ma vie. Scène 11 : aparté de l'être  (de... [Lire la suite]
23 octobre 2012

Scène 13

  Un projecteur découpe la tendresse humaine devant le portique des masques, il choisit le masque amérindien du soleil. Dès qu'il se retourne, la lumière s'éteint. L'éclairage devient alors stéréoscopique découpant dans l'espace le personnage qui danse frénétiquement en disant le texte de façon hachée, presque souffrante, avec un souffle très fort. À la fin il disparaît dans le noir comme s'il s'évanouissait. Sur cette scène, il peut y avoir un accompagnement de musique, par exemple des tambours du Bénin. (Situation de la... [Lire la suite]
20 octobre 2012

Scène 30

Un projecteur va chercher l'esprit humain masqué (alors que le même masque blanc est encore sur le portique des masques) assis sur un plian devant un miroir comme s'il se regardait. Il commence son texte en dégustant chaque mot, puis se lève et disparaît en coulisse en continuant à parler. Il revient avec une serviette blanche autour du cou, s'avance vers les spectateurs et s'essuie soigneusement le visage. La lumière disparaissant l'efface lentement. Argument: une lave de lumière déborde les bâtiments. Ne pouvant émettre ces... [Lire la suite]
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18 octobre 2012

Scène 16

La pièce n'évolue pas en fonction des sentiments, mais des états d'être réduits à la gestuelle la plus simple. La mise en scène est très sobre, à gauche du plateau (toujours plus ou moins éclairé), le portique des masques où vont se servir les personnages. Sur la scène, dispoés commé aléatoirement, des miroirs en pied éclairés ou non suivant les évolutions des personnages. Dans l'idéal, ces miroirs constitueraient un labyrinthe éclairé de coups de projecteurs où le personnage apparaît, parfois comme un spectre. Dans cette scène, le... [Lire la suite]